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Le Trait Breton un cheval de caractère qui a su de justesse traverser le temps.

Origine géographique : comme son nom l'indique, le Trait Breton a vu le jour dans une région française : la Bretagne. Son implantation originelle s'étend aussi sur deux autres départements : la Loire-Atlantique et le Maine-et-Loire.

Origine historique : Son apparition remonte au Moyen-Âge. Néanmoins, c'est au cours du 17ème siècle, qu'il connaît un essor fulgurant puisque le Breton fut considéré comme " le cheval de bataille " de l'armée : cheval robuste et de combat, pouvant à la fois tirer de lourdes charges et supporter de lourdes armures.

Il fut ensuite croisé avec des Percherons, Ardennais et Boulonnais et firent de lui, ce que l'on appelle le "Gros Breton". L'élevage à ce moment là le réduit aux tâches agricoles puisque la révolution industrielle et la mécanisation des outils de l'agriculture permettent son exploitation.

Puis, vers 1905, une variante de la race fait son apparition : "le Postier Breton " plus "léger" que le "Gros Breton". Sa caractéristique principale réside dans ses allures, notamment avec de réelles aptitudes au trot. L'origine de cette histoire est née de la rencontre de l'étalon Norfolk en Angleterre et d'une jument de la province du Léon. Ce cheval a connu également des croisements avec le Boulonnais et le Percheron mais il reste tout de même plus léger que le "Gros Breton".

Puis, dans l'entre-deux guerre, il sera exporté en grandes quantités jusqu'au années 30. Malheureusement et comme pour beaucoup d'autres chevaux, l'Après-guerre condamne le Breton et beaucoup de ses congénères à disparaître progressivement. Heureusement, aujourd'hui, le Trait Breton qui se décline sous toutes ses formes suscite un nouvel engouement auprès des particuliers qui l'attèle à loisir ou pour de la véritable compétition. La mécanisation des outils de production et le couteau des bouchers n'auront pas sa peau. Par ailleurs, les Haras Nationaux veillent également à l'expansion de cette race en permettant des saillies à très bas prix, ce sont véritablement des cadeaux ! Un chiffre et deux zéros derrière suffisent.

Elevage : curieusement, la majorité de l'élevage actuel des Traits Breton, ne se situe pas aux origines de ses terres natales (Bretagne), mais s'étend à travers tout l'hexagone. Ce qui pose un léger problème tout de même. En effet, les Bretons ont pour habitude de témoigner leur régionalité et les chevaux bretons aussi. Ah ! Ces Bretons ! En effet, depuis, 1909, seuls les poulains Bretons nés dans la région de Bretagne sont inscrits dans le livre généalogique. Et les autres alors ? Question de noblesse ? En effet, les chevaux de pure souche portent sur l'encolure, l'emblème de la Bretagne : une hermine. Cependant, aujourd'hui, le Breton reste l'un des traits le mieux représenté en France.

On distingue 3 types de traits bretons :
. le petit trait breton. Destiné aux travaux des champs avec une taille moyenne de 1.50 m.
. le trait breton ou "Gros Breton". Egalement destiné aux travaux des champs avec une taille comprise entre 1.60 et 1.70 m.
. le postier breton. Le plus léger ! Il est fait pour tracter les diligences et les voitures de poste, d'où d'ailleurs son nom comme vous avez pu le deviner de postier breton.


Utilisation :
Malheureusement, le Postier Lourd Breton est souvent élevé pour sa viande. Le postier breton quant à lui, de par son trot montre de nombreuses aptitudes pour l'attelage que cela tienne de l'amateurisme ou de la compétition. Il est également apte aux travaux agricoles. En effet, sa docilité et sa maniabilité permet son exploitation douce. Mais attention, réglé comme une horloge, si l'heure du dîner arrive, ce n'est pas la peine de lui demander de faire quelque chose, si ce n'est de rentrer vers le chemin des écuries.


Prix : Pour un poulain au sevrage, il faut compter entre 6000 et 8000 francs. Pour une pouliche de deux ans entre 10000 et 15000 francs. Une poulinière entre 15000 et 25000 francs. Pour un cheval (hongre) entre 15000 et 20000 francs. Et un étalon agréé par les Haras Nationaux entre 20000 et 40000 frans.

Pour en savoir plus :
. Syndicat des éleveurs du cheval breton BP 29, 22 rue de la libération, 29208 Landerneau. Tel. :02.98.21.38.12 - Fax. :02.98.85.36.03.
. Syndicat des éleveurs D'Ille et Vilaine du Cheval Breton et du Cheval de selle, Fouchet Léon, Section trait Breton - La Court d'Ahaut, 35113 Domagné. Tél. : 02 99 00 05 88.


Standard : Sa taille n'étant pas excessive, le trait breton est bien lourd avec 900 à 950 kg.
Taille : de 1,53 à 1,63 m.
Robe : généralement alezane, aubère et rouanne. Des robes baies et grises sont aussi admisent.
Corps : épaules longues et obliques, poitrine large et profonde, dos et arrière-main larges et musclés, membres puissants, canons courts et secs avec de petits fanons. La queue était traditionnelement écourtée, maintenant elle pousse au naturelle (CF. article caudectomie, rubrique cheval en détresse).
Tête : carrée, expressive avec un profil droit ; des petites oreilles mobiles ; l'encolure est large et musclée.

 


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