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Pure Race Espagnole : La noblesse faite cheval
Origine
géographique : le
Pure Race Espagnole est originaire de la péninsule Ibérique, plus
précisément d'Andalousie. Il a d'ailleurs longtemps porté le nom
d'Andalou ; un appellation sous laquelle il a été souvent confondu
avec son cousin portugais, le Pur-sang Lusitanien. Les deux races
ont désormais des stud-books bien distincts.
Origine historique : le
Pure Race Espagnole est une race particulièrement ancienne. D'après
certains documents, son apparition daterait de 1.000 ans avant Jésus-Christ.
Il vivait alors libre dans tout le sud de l'Espagne. Ce cheval autochtone
fut croisé vers l'an 600 avec des chevaux germaniques introduits
dans le pays par les vandales venus du Nord. La race subit ensuite
l'influence des chevaux barbes amenés par les Maures débarquant
d'Afrique vers l'an 1.100. De ces croisements successifs naquit
le Pure race espagnole que l'on connaît aujourd'hui.
Grecs et Romains l'utilisèrent aussi bien pour faire la guerre et
labourer les champs que pour briller lors des parades. La maniabilité
et le courage du Pure race espagnole étaient reconnus dans tout
le pays. Du XIIe au XVIIe siècle, il accompagna les conquérants
du Nouveau Monde dans le monde entier. Il donna ainsi naissance
à de très nombreuses races comme le Lippizan, le Quarter-Horse,
le Frison, le Connemara ou encore le Hackney. En 1571, Philippe
II créa les écuries royales de Cordoue, jetant ainsi les bases de
l'élevage de la race avec la naissance du premier livre généalogique.
Du
XVIIe au XVIIIe siècles, le Pure Race Espagnole connut son âge d'or.
Présent dans les cours royales du monde entier, sous la selle des
rois et des seigneurs, il fut à la fois utilisé comme monture de
guerre, de haute école et de tauromachie. C'est de là qu'apparurent
ses incroyables qualités : souplesse, agilité, fougue et courage.
Du
XIXe au début du XXe siècle, l'élevage espagnol se structura : création
des dépôts d'étalons en 1834, du Haras militaire d'état (" Yeguada
Militar ") en 1893 et de la Direction de l'élevage équin (" Jefatura
de cria caballar y remonta "), administration dépendant du ministère
de la Défense, en 1904. Enfin, le stud-book de la race fut ouvert
en 1912.
Malgré cette popularité, le Pure race espagnole faillit bien disparaître
à la même époque. Supplanté par les machines, il disparut tout d'abord
des champs de bataille et de labour. En outre, la tauromachie à
cheval fut abandonnée du XVIIIe au début du XXe siècle. Ensuite,
la guerre civile d'Espagne dispersa les troupeaux et détruisit de
nombreux haras. Enfin, la haute école fut supplantée par d'autres
sports équestres comme le saut d'obstacles et les courses. La vogue
du Pur-Sang Anglais et du Pur-Sang Arabe aux XIXe et XXe siècles
contribua au déclin du Pure Race Espagnole. De nombreux éleveurs
se mirent à croiser leurs produits avec ces deux races.
Mais tous les éleveurs espagnols ne suivirent heureusement pas cette
mode et certains s'attelèrent au contraire à préserver la race.
Ainsi, les moines Chartreux de la " Cartuja de Jerez " créèrent
un élevage de chevaux très purs nommés " Cartujanos ". Lorsque cet
élevage ferma ses portes en 1835, les chevaux furent récupérés par
d'autres éleveurs qui prirent soin à leur tour de préserver cette
pureté et de la remettre en valeur. De nos jours, ces chevaux Cartujanos
sont à la base de presque tous les élevages espagnols.
A partir des années 1970, le Pure Race Espagnole connut un nouvel
essor qui n'a jamais cessé depuis. Sa polyvalence, sa beauté et
son panache y sont certainement pour beaucoup.
Elevage : c'est
bien entendu en Andalousie que l'élevage du Pure Race Espagnole
est le plus important. L'élevage Domecq (Alvaro Domecq fut un grand
cavalier de tauromachie avant de devenir un éleveur des plus réputés)
plus connu. La sélection est très rigoureuse et les chevaux ne sont
retenus que s'ils correspondent parfaitement au standard de la race.
L'élevage est toujours géré par la " Jefatura de cria caballar y
remonta ". C'est elle qui contrôle le livre généalogique et la reproduction.
Elle possède en outre des centres de reproduction équine (anciens
dépôts d'étalons) et des haras (notamment le " Yeguada Militar ")
qui viennent s'ajouter aux haras privés. Une autre association,
créée en 1972 par des éleveurs, joue également un rôle important
dans la conservation et la promotion de la race: " La Asociacion
Nacional de Criadores de Caballos de Pura Raza Espanola ". Et chaque
année depuis 1980, le champion national de la race est désigné lors
du " Salon internacional del Caballo " qui se déroule en novembre
à Séville.
En
France, le Pure Race Espagnole est bien représenté. Après l'Espagne,
la France est en effet le premier pays européen en terme d'élevage.
Les principaux élevages se localisent au nord de la Loire et le
long de la Méditerranée. Le stud-book de la race est géré par l'Association
française des éleveurs de chevaux de pure race espagnole, créée
en 1986. Elle tente depuis de nombreuses années de faire reconnaître
la race par les Haras Nationaux. Les poulains nés en France sont
donc inscrits au Livre des naissances du stud-book espagnol. Pour
être inscrits ensuite au Livre des reproductions, ils doivent être
agréés par une commission à l'âge de trois ans.
Utilisation : le
Pure Race Espagnole est un cheval généreux, sensible et intelligent.
Il noue toujours une relation très forte avec son cavalier. A la
fois vif et docile, il pratique avec bonheur toutes les disciplines.
Ses allures relevées, son élégance, sa souplesse et son équilibre
naturel le prédisposent tout particulièrement au dressage, qu'il
s'agisse de basse ou de haute école. On le trouve ainsi dans beaucoup
d'académies équestres (notamment l'Ecole royale andalouse d'art
équestre basée à Jerez) car sa morphologie arrondie facilite l'engagement
et le rassembler. Il brille également en attelage où ses allures
aériennes font merveille. Son courage lui permet de participer aux
combats tauromachiques. Bien dans sa tête et robuste, il est aussi
un merveilleux cheval d'extérieur. Enfin, il réalise des prouesses
devant les caméras en réalisant les cascades les plus difficiles.
Sa beauté et son brio sont également fortement demandés dans les
cirques. Seul le saut d'obstacles n'est pas son fort, bien que certains
produits se classent régulièrement dans des concours hippiques en
Andalousie.
Prix : un poulain au sevrage vaut environ 30.000 francs.
Pour une jument, comptez au minimum 45.000 francs et pour un étalon
65.000 francs.
Pour
en savoir plus : Association
française des éleveurs de chevaux de pure race espagnole, 2100 chemin
de la grande draille, 34400 Saint-Nazaire de Pezan. Tél. : 03 85
76 15 75. Fax : 03 85 76 19 41.
| Standard
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| Taille
: |
de
1,50 m à 1,65 m. |
| Robe
: |
les
plus courantes sont le gris et le bai. |
| Corps
: |
impression générale de rondeur, encolure puissante et ronde,
poitrine large et profonde, épaules musclées et longues, dos
court, croupe puissante et inclinée, reins courts, membres
forts et bien charpentés, articulations sèches, canons courts,
petits sabots, queue et crinière particulièrement fournies.
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| Tête
: |
moyenne
et fine, front légèrement subconvexe et chanfrein légèrement
rectiligne, grands yeux vifs et expressifs, oreilles mobiles.
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| GRATUIT |
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