| Le
Pur-sang Arabe : Le petit prince du désert
Origine
géographique :
le Pur-sang arabe est
originaire des déserts d'Arabie centrale.
Origine historique : Difficile de dire avec certitude quand
est apparu le Pur-sang arabe. Des découvertes archéologiques
f aites
dans la péninsule arabique tendent à prouver que ses
origines datent de 3.000 ans avant notre ère ( il serait le
descendant d'un cheval d'Asie centrale, amené dans le désert
arabe par des caravanes de voyageurs). Plusieurs légendes entourent
ce cheval hors du commun. L'une le fait descendre des sept chefs de
lignée des chevaux du roi Salomon. L'autre le dit issu des
cinq juments préférées du Prophète Mahomet.
Ces cinq juments seraient d'ailleurs à l'origine des trois
types principaux de Pur-sang arabes à qui elles ont laissé
leurs noms :
- le Kehailan (également appelé Kuhaylan ou Kohelian)
qui est le type masculin de la force et de l'endurance.
- le Siglavy (également appelé
Saqlaoui ou Seglawi) qui est le type féminin de la beauté.
- le Muniqi (également appelé Munighi ou Mouniqi)
qui est le type course de la vitesse.
Ce qui est sûr, c'est que la race est extrêmement ancienne.
Elle est en outre restée très pure, grâce à
la vigilance et aux soins prodigués par les premiers éleveurs
de chevaux arabes : les Bédouins. Ces dernier vénéraient
leurs chevaux. Ils les élevaient sous leur tente et, en raison
des conditions climatiques extrêmement dures du désert,
les nourrissaient de dattes et de lait de chamelle lors des périodes
sèches. Ce sont cette rigueur et cette étroite cohabitation
avec l'homme qui font du cheval arabe l'animal élégant,
intelligent et résistant qu'il est aujourd'hui.
Cheval de guerre avant tout, le Pur-sang arabe fut de toutes les
invasions et croisades, faisant ainsi son apparition dans toute
l'Europe dès 711. Les Occidentaux découvrirent alors
au fil des siècles ce petit cheval qui supplantait par sa
rapidité et son endurance leurs meilleurs montures. Il fut
alors utilisé comme améliorateur de races et donna
même naissance au Pur-sang anglais au XVIIIe siècle.
Le Pur-sang arabe perdit pourtant un temps en Europe son statut
de cheval de bataille pour être relégué au rang
de monture de parade. Les lourdes armures utilisées à
l'époque pour combattre nécessitaient en effet des
chevaux forts et puissants. Ce n'est qu'avec l'apparition d'armes
plus légères qu'il retrouva le chemin des champs de
bataille. Au XIXe siècle, Napoléon en fit par exemple
sa monture favorite et ramena de ses campagnes de superbes spécimens
qui influencèrent certaines races françaises comme
l'Anglo-arabe et le Boulonnais.
Comme tous les autres chevaux, le Pur-sang arabe subit de plein
fouet la mécanisation et le modernisme, et perdit de son
intérêt, y compris dans son berceau d'origine avec
l'abandon par les Bédouins de leur mode de vie traditionnel.
Heureusement, des passionnés prirent soin de préserver
les meilleurs souches afin que la race ne disparaisse pas. Et, à
partir des années 1960, le Pur-sang arabe connut un nouvel
essor et les élevages se multiplièrent.
Elevage : De nos jours, le cheval arabe est très bien
représenté à travers le monde et connaît
un engouement qui ne faiblit pas. On trouve bien entendu de superbes
élevages dans les pays du Moyen-Orient : les Emirats Arabes
Unis, l'Egypte, l'Arabie Saoudite, Israël, la Syrie... Mais
l'Europe n'est pas en reste avec d'excellentes lignées en
Pologne, en Russie, en Hongrie, en Allemagne, en Angleterre, en
France, en Tunisie, au Maroc, en Espagne, en Suède, en Hollande
ou encore en Italie. Les Etats-Unis, le Brésil et l'Australie
sont également bien fournis en chevaux arabes de qualité.
En France, le Pur-sang arabe possède son stud-book depuis
1833. La race est donc reconnue par les Haras Nationaux qui proposent
en outre des étalons nationaux aux éleveurs. L'élevage
français est très dynamique. Les chevaux sont régulièrement
classés dans les compétitions internationales et sont
montés dans toutes les disciplines. Les élevages se
situent principalement dans le sud-est et le sud-ouest du pays.
En France, comme dans le reste du monde, beaucoup d'éleveurs
s'attachent à élever leurs chevaux en plein air, de
manière à entretenir leur rusticité et leur
endurance. Ils s'accoutument ainsi aussi bien au froid qu'aux grosses
chaleurs, tout en apprenant à évoluer sur des terrains
souvent difficiles, escarpés ou secs.
Utilisation : Victime de son apparence, le Pur-sang arabe
passe à tort pour un cheval délicat et fragile. Il
n'en est bien sûr rien et il est au contraire une monture
extrêmement polyvalente. Résistant et sobre, il excelle
en course d'endurance, quelle que soit la distance à parcourir.
C'est également un excellent cheval de randonnée et
de promenade. D'un entretien facile, il peut être laissé
en pâture pratiquement toute l'année. Bien que disposant
de beaucoup d'influx nerveux et d'un caractère souvent affirmé,
le Pur-sang arabe n'est ni rétif, ni dangereux. C'est juste
un frimeur ! Il est en fait très proche de son cavalier,
gentil et extrêmement obéissant. C'est ainsi que le
T.R.E.C. lui convient parfaitement, tout comme l'équitation
western. Doté d'allures aériennes, il est aussi une
élégante monture de dressage et dégage beaucoup
de noblesse en attelage. Seul le saut d'obstacles, où il
manque de puissance, ne lui convient guère. Mais le Pur-sang
arabe est aussi un cheval de course. Il ne peut bien entendu pas
rivaliser avec le Pur-sang anglais, mais des courses de plat lui
sont réservées. En France, l'hippodrome de Chantilly
(60) accueille par exemple chaque année une courses parrainée
par les Emirats Arabes Unis où les plus rapides chevaux arabes
du monde viennent s'affronter. D'autres courses sont programmées
à Evry (91) et Craon (53).
Malgré cette grande polyvalence, ce sont surtout les shows
(concours de modèle et allures) que le public associe au
Pur-sang arabe. C'est là en effet que les plus admirables
spécimens rivalisent de grâce et de beauté.
Mais il ne faut surtout pas considérer le Pur-sang arabe
comme un bibelot et lui dénier les incroyables qualités
qu'il a sous la selle.
Prix : Ce sont bien sûr les origines du cheval qui en fixent
sa valeur. Les prix peuvent donc varier du simple au triple. Pour
un poulain au sevrage, il faut compter au minimum 18.000 francs
et pour un cheval débourré 25.000 francs. Une bonne poulinière ou
un étalon valent 50.000 francs. Quant aux plus beaux reproducteurs,
ils ne s'achètent pas en dessous des 90.000 francs.
Pour
en savoir plus :
France
Pur-sang Arabe, 6 rue Auguste Renoir, 87270 Coureix. Tél./Fax :
05 55 39 25 81 Association française du cheval arabe, La Masselle,
Route de Pompignan, 30170 Saint-Hippolyte du Fort. Tél. : 04 66
77 69 88
| Standard
:
|
|
| Taille
: |
de
1,42 à 1,55 mètres (l'arabe est un petit cheval). |
| Robe
: |
la
robe grise est la plus courante. Mais on trouve aussi des
Pur-sang arabes bais, alezans, noirs et rouans. La robe pie
n'est à l'inverse pas acceptée. |
| Tête
: |
petite, expressive, et sèche. Le profil est rectiligne ou
concave. Le front est large, les oreilles sont petites et
mobiles, l'oil est grand et saillant. Les naseaux sont également
larges, bien ouverts, le nez est camus et les lèvres sont
minces. |
| Corps
: |
l'encolure
est allongée, large, arquée et bien attachée. Le garrot est
saillant et sec, le dos et les reins sont courts. La poitrine
est large, profonde, musclée ; tandis que l'épaule est oblique
et longue. La croupe est ample et horizontale. Les membres
sont longs et secs, dotés d'articulations basses et d'aplombs
parfaits. Les sabots sont petits et durs. La queue est attachée
très haut, les crins sont longs et abondants. La peau est
fine, laissant apparaître les veines sur le corps de l'animal. |
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