| Le
Frison : Un géant noir aux origines andalouses
Origine
géographique : Ce
cheval est originaire de la Frise, l'une des onze provinces des
Pays-Bas.
Origine
historique : Race particulièrement
ancienne, le Frison existe depuis plus de mille ans avant Jésus-Christ,
même si le cheval d'alors ne ressemble pas tout à fait
à celui d'aujourd'hui. A l'époque romaine, on le retrouve
sous le nom de " Frisii ". Ce cheval de bataille, capable
de porter des chevaliers en armure durant de longs combats, serait
issu du cheval local lourd et du Tarpan, amené par les Celtes
lorsqu'ils envahirent la province. Avec l'invention de la poudre,
le Frison est détrôné sur les champs de bataille
par des chevaux plus légers et plus rapides. Il part alors
travailler la terre.
L'invasion de la Hollande par les Espagnols aux XVIe et XVIIe siècles
provoquent une modification de ses caractéristiques d'origine
en raison de l'apport de sang Andalou. Auparavant utilisé
pour les travaux agricoles, il se transforme en cheval d'attelage
et de trait léger. Ses allures, qui deviennent gracieuses
et aériennes, le conduisent tout naturellement vers le dressage.
Au XVIIIe siècle, lors de l'occupation des Pays-Bas par la
France, il fait l'objet d'un décret royal destiné
à protéger ses nouvelles qualités et à
fournir à l'armée des montures de grande classe. Acquérant
alors une réputation de trotteur qui lui permet d'être
exporté à travers le monde, le Frison va être
utilisé comme améliorateur de race, aussi bien pour
des poneys comme le Dales ou le Fell, que pour des chevaux comme
le Morgan, le Hackney ou le Saddlebred. Il est également
à l'origine du trotteur Orloff.
La race est pourtant mise en péril au début du siècle.
Le Frison est tout d'abord supplanté comme cheval de trait
par des races étrangères plus lourdes. Puis un apport
massif de sang Oldenbourgeois et Pur-sang anglais, destiné
à l'orienter vers le saut d'obstacles, contribue à
dénaturer la race.
Fort heureusement, quelques éleveurs de la Frise, conscients
de la nécessité de préserver la pureté
de la race, se mettent à privilégier les vieilles
lignées et à supprimer tout croisement hors race.
Et c'est grâce à eux que le Frison va peu à
peu connaître un nouvel engouement et redevenir le cheval
d'attelage élégant et altier qu'il n'aurait jamais
dû cesser d'être.
Elevage : Le Frison n'est pas reconnu en France par les Haras
Nationaux. Son élevage est géré en Hollande
par le " Friesch Paarden Stamboek " (FPS), stud-book de
la race qui interdit formellement tout croisement, et par l'Association
mondiale du cheval frison (WFHO). Le FPS compte 28.000 chevaux et
7.400 propriétaires à travers le monde. C'est d'ailleurs
en Hollande et en Allemagne que la race est la mieux représentée.
En France, c'est l'Association française du cheval frison
(AFCF) qui est chargée par le FPS de promouvoir la race en
délivrant les papiers d'origine officiels. L'association
compte environ 800 chevaux et 400 membres. L'intérêt
des cavaliers et meneurs français pour le Frison est relativement
récent. C'est pourquoi son élevage est encore peu
développé sur le territoire.
Utilisation : Le Frison est tout d'abord un remarquable cheval
d'attelage en raison de ses allures relevées et de sa puissance.
Mais, malgré un trot spectaculaire, la compétition
d'attelage n'est pas son fort. Le galop n'est pas son allure de
prédilection et il ne peut concurrencer des chevaux plus
nerveux.
Le Frison a aussi d'extraordinaires qualités sous la selle.
Ses origines andalouses lui permettent d'exceller en dressage et
son physique solide ne l'empêchent en aucune façon
de réaliser les plus difficiles figures de haute-école.
Il est également capable de sauter de petits obstacles, bien
qu'il ne soit en aucune façon une monture pour jumping. Sa
force, sa docilité et sa gentillesse en font aussi un excellent
cheval de balades et de randonnées. Car le Frison est doté
d'un excellent mental qui le rend particulièrement fiable
et agréable à monter. Il est de plus facile, obéissant
et intelligent, même s'il a su garder une petite pointe de
caractère qui fait tout son charme. N'oublions pas que le
Frison est un mélange de sang chaud et froid !
Comme ses cousins ibériques, le Frison a le sens du spectacle
et une prestance inégalable sur scène. C'est ainsi
qu'on le retrouve dans de nombreux cirques, notamment chez les Grüss.
On se souvient également de Zingaro, le cabotin Frison de
Bartabas, malheureusement disparu récemment.
Prix : Pour un poulain au sevrage, il faut compter entre
18.000 et 30.000 francs ; et pour un hongre ou une jument inscrits
au stud-book, entre 45.000 et 55.000 francs. Quant aux étalons
et aux poulinières, leurs prix peuvent atteindre des millions
de francs suivant leurs origines.
Pour
en savoir plus :
Association française du cheval frison, 7 rue du Ponceau,
02140 Burelles
Tél./fax : 03/23/90/01/03
| Standard
:
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| Taille
: |
de
1,55 m à 1,65 m. |
| Robe
: |
uniformément
noire. Une petite étoile blanche sur le front est admise
pour les juments. |
| Tête
: |
longue et étroite, noble et expressive ; petites oreilles
pointues et mobiles. |
| Corps
: |
encolure
forte et longue, greffée haute et sculptée ;
garrot large et haut ; dos court et fort ; reins larges ;
flancs arrondis ; croupe légèrement oblique
; épaule longue et légèrement inclinée
; membres solides dont les pâturons sont dotés
de crins abondants ; sabots durs ; queue et crinière
particulièrement longues et fournies. |
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