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Camargue : Le petit cheval gris élevé entre terre et eau
Origine
géographique :
le Camargue est originaire du delta du Rhône, notamment des zones
marécageuses de la Camargue. Le berceau de la race se situe dans
un triangle allant de Fos (Bouches-du-Rhône) à Montpellier (Hérault)
en passant par Tarascon (Bouches-du-Rhône également).
Origine historique : si le Camargue est une race ancienne,
son standard a toutefois profondément évolué au fil des siècles.
Certains le disent descendre du cheval de Solutré qui vivait il
y a 50.000 ans avant Jésus-Christ dans ce que l'on appelle aujourd'hui
la Saône-et-Loire. A l'origine, le Camargue était utilisé comme
bête de somme et servait éventuellement de monture au gardian (l'homme
chargé de garder les troupeaux de taureaux et de chevaux). Il travaillait
souvent aux côtés de Traits bretons pour effectuer les travaux agricoles
les plus pénibles. Les propriétaires terriens préféraient chevaucher
des montures plus nobles : des Barbes-Arabes provenant de Syrie
à l'époque où ce pays était placé sous protectorat français (de
1920 à 1943).
Ces trois races furent bien entendu croisées et donnèrent naissance
au Camargue actuel. Le standard de la race fut défini en 1964 et
ce n'est qu'alors que la robe grise si reconnaissable du Camargue
fut fixée. La race fut reconnue en 1978 par les Haras Nationaux.
Elevage
: ce sont ses conditions d'élevage si particulières qui ont
fait du Camargue ce qu'il est aujourd'hui : un petit cheval rustique.
C'est l'un des rares à être capable de brouter sous l'eau ! Il est
toujours élevé en semi-liberté dans les marécages du delta du Rhône,
au sein de manades (troupeaux), sur des sols impropres à la culture
où la nourriture et l'ombre sont rares. Les variations climatiques
y sont importantes et les moustiques omniprésents.
Les chevaux se reproduisent librement et les poulains naissent bais,
noirs ou alezans. Ce n'est que plus tard qu'ils deviennent gris.
Ils sont attrapés à l'âge de trois ans pour être débourrés. Le Camargue
porte sur la fesse gauche la marque de son éleveur imprimée au fer
rouge.
Il existe également des éleveurs hors-berceau, que ce soit en France
ou dans le reste de l'Europe (notamment en Allemagne, en Belgique
et en Italie). Mais seuls les poulains nés dans une manade se situant
dans le berceau de la race peuvent prétendre à l'appellation
<Camargue/stud-book du cheval Camargue> et être reconnus un
jour comme étalons.
Les autres sont inscrits comme Camargue ou
et ne peuvent pas être utilisés pour la reproduction. Les éleveurs
hors berceau sont donc contraints d'aller acheter leurs étalons
en Camargue. Cette restriction explique la mésentente qui existe
parfois entre les éleveurs camarguais et les éleveurs hors berceau,
les premiers jugeant que seul le Camargue né dans la zone traditionnelle
d'élevage répond parfaitement au standard de la race et les deuxièmes
souhaitant que les qualités de leurs produits soient reconnues comme
identiques à celles des chevaux élevés en Camargue. Certains éleveurs
hors berceau s'attachent toutefois à élever leurs chevaux comme
en Camargue. Dans l'Oise par exemple, Michel Vidalain, guide de
tourisme équestre, fait naître et vivre ses Camargues dans des marais
basés à Sacy-le-Grand. Le climat picard est certes plus rigoureux
que celui de la Camargue, mais les chevaux s'y sont parfaitement
bien adaptés.
Utilisation : de nos jours, le Camargue est toujours utilisé
pour la conduite, le tri et la garde des troupeaux de taureaux.
Elevé à leurs côtés, il ne les craint pas et se déplace avec autant
d'agilité sur les terrains les plus marécageux. Très maniable, il
est capable d'accélérations fulgurantes. Une discipline lui est
d'ailleurs réservée : l'équitation camargue. Elle se compose d'épreuves
de dressage et de jeux équestres. Mais cantonner le Camargue au
statut de cheval de bétail et de travail serait une grave erreur.
Ses aptitudes sont en effet multiples.
Rustique et endurant, il fait une excellente monture de balade et
de randonnée. Solide, il peut être attelé avec bonheur. Son adresse
et son courage lui permettent de briller dans les concours de saut
d'obstacles où sa petite taille lui permet de s'aligner au départ
des compétitions poney.
Le dressage ne lui fait pas peur et il peut très bien dérouler une
reprise de haute école avec la grâce d'un Lusitanien. Sa franchise
lui permet également de s'orienter vers le T.R.E.C. Enfin, sa gentillesse
légendaire fait de lui une monture idéale pour les cavaliers débutants.
C'est ainsi qu'on le trouve dans de nombreux centres équestres.
Prix
: un poulain Camargue vaut entre 8.000 et 15.000 francs. Comptez
entre 15.000 et 25.000 francs pour un cheval adulte. Les étalons
se monnayent à partir des 45.000 francs.
Pour
en savoir plus :
C.H.E.B/Association
Européenne des eleveurs de chevaux Camargue Hors berceau,
Coissieux Heide, Regagnas, 30770 Vissec ;
Tél. : 04 67 82 01 67 - Fax. : 04 67
82 03 31.
Syndicat des éleveurs de chevaux
de race Camargue, M. De Sambucy,Mas
du Pont de Rousty, 13200 Arles ;
Tél. : 04 90 97 10 40 / 04 90 97 86
32 - Fax. : 04 90 97 12 07 / 04.
| Standard
:
|
|
| Taille
: |
de
1, 35 à 1, 45 m.Le Camargue est parfois considéré comme un
poney. |
| Robe
: |
uniformément
grise claire. Elle est parfois truitée. |
| Corps
: |
encolure
courte et musclée dotée d'une crinière hirsute, poitrine profonde,
épaule courte et droite, rein court et fort, croupe oblique,
membres solides, articulations longues, pieds durs.
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| Tête
: |
grosse
et carrée, front plat, chanfrein rectiligne, petites oreilles,
ganaches prononcées, yeux saillants. |
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