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L'équipement
: Guêtres
et protége-boulets
Il arrive qu'en se déplaçant un cheval se heurte deux membres entre-eux,
s'occasionnant une blessure qui peut très vite avoir des répercussions
fâcheuses. Il n'existe qu'une seule solution à ce problème : la
protection.
.
Pourquoi et quand faut-il protéger les membres de sa monture ?
Les
jambes d'un cheval sont rarement à l'abri d'un mauvais coup et l'adage
" mieux vaut prévenir que guérir " est ici plus que jamais de circonstance.
Guêtres et protège-boulets sont donc là pour éviter les blessures,
surtout que les tendons sont une zone particulièrement fragile.
Dans certaines disciplines, les membres des chevaux doivent toujours
être protégés. Dans d'autres, tout dépend du tempérament du cheval,
de sa morphologie et de ses éventuels problèmes d'aplomb. Mais s'il
faut savoir quand protéger, il ne faut aussi pas tomber dans l'excès
: un cheval amorphe n'a nul besoin d'être guêtré pour faire trois
tours de trot en carrière avec un débutant sur le dos !
A l'obstacle, les membres d'un cheval doivent être systématiquement
protégés, dans l'hypothèse où il viendrait à heurter une barre.
Le cheval peut en effet se blesser ou simplement se faire mal. Dans
le pire des cas, sa carrière de champion peut être compromise. Mais
dans tous les cas, il finit toujours par être dégoûté de l'obstacle
et refuse un beau jour de sauter davantage. En outre, en saut d'obstacles,
un cheval n'a pas toujours besoin d'heurter une barre pour se faire
mal. En prenant par exemple des virages serrés lors du parcours,
il peut tout à fait se donner un coup, se faisant une atteinte dont
les conséquences seront plus ou moins fâcheuses.
Le saut d'obstacles n'est pas la seule discipline " dangereuse "
pour les jambes d'un cheval. Le horse-ball l'est également, tout
comme le cross, mais aussi la balade (où les coups de cul intempestifs
et autres sauts de mouton ne sont pas rares). En dressage, les membres
doivent aussi être correctement protégés. Comme le cheval travaille
sur deux pistes, il a plus de chance de se faire une atteinte (les
bandes de travail ou de polo sont ici préférables aux guêtres).
A l'inverse, un petit travail sur le plat ne nécessite pas obligatoirement
de protections. Pourtant, un coup sur un tendon (cheval qui trébuche,
qui exprime sa joie par un coup de cul) peut arriver si vite...
Etes vous vraiment prêt à prendre le risque ?
Tout dépend également du cheval en lui-même. S'il présente un défaut
d'aplomb, il devra être systématiquement protégé pour éviter les
blessures à répétition. C'est le cas du cheval panard (pieds tournés
vers l'extérieur) qui à tendance à se toucher les boulets, les paturons,
les couronnes et les canons. S'il est d'un tempérament plutôt chaud
ou joueur, il faudra faire de même. Enfin, les jeunes chevaux sont
souvent turbulents et doivent être protégés d'eux-mêmes !
.
Description Guêtres et protège-boulets :
- Les guêtres sont des protections que l'on place
autour des canons des antérieurs du cheval. Elles peuvent être faites
de cuir (le comble du chic est la doublure en peau de mouton !)
ou d'une matière synthétique (néoprène). Elles ont soit une forme
anatomique, soit possèdent une coque (en PVC) de façon à épouser
parfaitement le membre du cheval (elles ne peuvent en outre ainsi
pas tourner).
Il existe deux types de guêtres. Tout d'abord les guêtres ouvertes,
également appelées guêtres allemandes ou protège-tendons. C'est
la protection de base. Elles ne protègent que l'arrière de la jambe,
donc les tendons et l'arrière du boulet, et laissent l'avant du
canon exposé aux chocs. Ensuite les guêtes fermées, ou guêtres françaises.
Elles enveloppent intégralement le canon, protégeant ainsi totalement
les membres des chevaux.
Mais qu'elles soient ouvertes ou fermées, les guêtres se posent
toujours de la même façon. Le système de fermeture (lanières, velcros)
doit toujours se trouver sur la face latérale externe du membre
et les languettes sont dirigées vers l'arrière. Certaines guêtres
englobent en outre le boulet de façon à le soutenir et à soulager
les suspenseurs. Généralement faites en néoprène et dotées d'une
épaisse matelassure intérieure, elles permettent d'absorber les
chocs du sabot sur le sol et soutiennent tendons et ligaments. Idéales
pour les chevaux aux membres fragiles et les champions de saut d'obstacles
ou de cross dont les tendons sont mis à rude épreuve.
- Les protège-boulets servent comme leur nom l'indique
à protéger les boulets des membres postérieurs. Il sont conçus dans
les mêmes matières que les guêtres (cuir, néoprène, etc.) et possèdent
généralement une coque de protection au niveau du boulet dont l'intérieur
est moulé à la forme des tendons. Ils sont destinés aux chevaux
qui ont tendance à se toucher les boulets, notamment ceux qui ont
des problèmes d'aplomb comme les chevaux panards. Le système de
fermeture doit là aussi se trouver sur le côté externe du membre,
les languettes dirigées vers l'arrière. A noter qu'ils peuvent être
remplacés par des guêtres postérieures (en cross principalement).
. Dernière recommandation : les protections (propres) se
posent toujours sur des membres parfaitement propres pour éviter
les irritations. Elles doivent en outre être parfaitement ajustées
pour ne pas provoquer de douloureux frottements (attention à l'effet
" garrot " avec les lanières) . Et n'hésitez pas à accompagner guêtres
et protége-boulets de cloches (voir la rubrique correspondante)
si vous craignez que votre cheval se marche sur les glomes, notamment
à l'obstacle.
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