| Au
petit soins : Les secrets d'un pansage de qualité
Et que ça brille !
Vous pensez maîtriser l'art du parfait pansage ? Pas si sûr ! Mieux
vaut donc vérifier ! .
Avant
de commencer le pansage, il faut tout d'abord sortir le cheval de
son box et l'attacher à l'extérieur (c'est le moment d'appliquer
les conseils qui vous ont été prodigués dans la rubrique Autour
du cheval). La poussière ne se déposera ainsi pas sur sa litière
(qui est tout autant son matelas que son garde-manger), ni sur l'occupant
du box voisin ! Le pansage se décompose en plusieurs étapes qui
se suivent en un ordre bien précis. Lorsqu'il est pressé, un cavalier
peut à la rigueur sauter l'une ou l'autre de ses étapes. Mais il
devra le jour suivant passer un long moment à " astiquer " son compagnon.
Le pansage est en effet très important pour un cheval : il le nettoie,
le masse, fait respirer sa peau en la débarrassant des cellules
et des poils morts, et lui procure une sensation agréable. C'est
également un moment privilégié pour vérifier que tout va bien (blessures,
parasites, etc.). Ne dit-on pas qu'un bon pansage vaut une ration
d'avoine ? A noter qu'il faut toujours débuter un pansage par les
parties hautes. Sinon, vous ne ferez que redéposer de la poussière
sur les membres quand vous nettoierez le dos.
Première étape : le curage des quatre pieds. A l'aide du
cure-pieds, il faut ôter tous les débris qui se sont accumulés dans
les lacunes de la fourchette et dans l'espace situé entre le fer
et la sole. C'est aussi l'occasion de vérifier que les fers tiennent
bien et que le cheval n'est pas en passe d'en perdre un. Le dessous
des sabots peut aussi être nettoyé à l'aide d'une brosse. La paroi
ne doit à l'inverse pas être frottée trop vigoureusement, au risque
d'écailler le périople, sorte de vernis naturel qui se forme au
niveau du bourrelet et protège les sabots des agressions extérieures.
Deuxième étape : l'étrille. Si l'étrille est en métal, elle
est uniquement passée sur les parties charnues du cheval (croupe,
encolure, épaules) et surtout pas aux endroits où les os affleurent.
Elle est à réserver aux chevaux qui ne sont pas trop chatouilleux
et n'est généralement pas très appréciée des pur-sang. Mais si elle
est en caoutchouc, elle peut être passée sur tout le corps de l'animal.
On étrille un cheval par des mouvements circulaires qui font remonter
la poussière à la surface des poils. Il faut régulièrement débarrasser
l'étrille des poils et de la poussière en la frappant contre le
sol.
Troisième étape : le bouchon. C'est lui qui va débarrasser
la robe du cheval de toute la poussière que vous avez fait remonter
avec l'étrille. Il est passé sur tout le corps, à l'exception de
la tête.
Quatrième étape : la brosse douce et l'étrille. De la main
gauche, saisissez l'étrille et de la main droite, la brosse douce.
La brosse douce est passée un coup à rebrousse-poil, un coup dans
le sens du poil, puis frottée contre l'étrille pour enlever la poussière.
L'étrille doit là-aussi être régulièrement tapotée contre le sol
pour évacuer la saleté que vous y accumulez.
Cinquième étape : la brosse douce. Elle est utilisée pour
la tête (attention aux yeux !), mais aussi pour démêler et toiletter
la crinière et la queue. Moins dure que le bouchon, elle ne casse
pas les crins.
Sinon, il faut attacher la longe au filet de la manière suivante.
Le mousqueton est fixé sur l'anneau du mors du côté
opposé à la main à laquelle tourne le cheval.
La longe passe ensuite par dessus la têtière, puis
dans le deuxième anneau du mors, qui reste ainsi à
sa place même si le cheval se met à manifester sa joie
de vivre un peu trop vigoureusement.
Sixième étape : l'époussette (qui peut être utilisée humide).
Elle est passée sur tout le corps du cheval afin de lustrer le poil
et de le faire briller.
Septième étape : l'éponge humide. Elle permet de nettoyer
les yeux, les naseaux, le haut de la queue, l'anus, la vulve ou
le fourreau de la sueur et des saletés. Souvent oubliée, cette étape
est pourtant importante car ces endroits du corps doivent toujours
être d'une propreté irréprochable.
| Toilettage
: les crins aussi ! |
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Vous pouvez profiter du pansage pour égaliser la crinière et
désépaissir le haut de la queue. Il vous faut pour cela utiliser
le peigne qui permet d'arracher d'un geste sec les crins qui
dépassent. Une crinière toilettée a une longueur d'une main.
Pour le bas de la queue, il ne faut pas hésiter à utiliser des
ciseaux (à bout rond !) en ayant à l'esprit qu'une queue toilettée
arrive une main en dessous du jarret. Les ciseaux peuvent aussi
vous servir à toiletter le passage de têtière. |
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