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A
cheval : Le reculer
le
cheval possède aussi une marche arrière !
. Qu'est
ce que le reculer ?
Eh bien, en dressage officiel et non officieux et dans les règles
de l'art, le cheval doit reculer en restant droit, dans une cadence
régulière, parfaitement équilibrée, par bipèdes diagonaux. Le reculer
ne consiste donc pas à marcher pas à pas en arrière,
dans une cadence à quatre temps, mais bien par bipèdes
diagonaux. Eh, non, ce n'est pas simplement une marche en sens inverse,
c'est aussi une impulsion en avant qui va se transformer en une
impulsion en arrière.
La
majorité du temps, cet exercice se pratique au pas. Pourtant,
il existe une variante qui s'effectue au galop ! Elle fut créée
en 1842 par François Baucher. Cependant, il faut être
un fin dresseur équestre pour réaliser cette prouesse.
Aujourd'hui, vous pouvez retrouver ce type de dressage dans un des
spectacles de Bartabas.
Le reculer chez le cheval n'est pas une allure naturelle, il ne
marche pas en arrière pour le simple plaisir de vous épater. Epatant,
ce dada ! C'est pourquoi, il faut lui apprendre cet exercice tout
en douceur, avec patience et surtout avec une lente progression
pour le mettre en confiance (très important). Voici, la première
raison, la seconde raison quant à elle se rapporte à
un état psychologique de l'équidé : le reculer
ou plutôt la tendance à marcher en arrière est la traduction d'un
comportement souvent de panique, d'inquiétude lorsque l'équidé se
sent en danger. C'est aussi le synonyme d'une fuite en arrière.
Par exemple, si vous arrivez en courant (ne faites pas l'expérience,
cela n'en vaut pas la peine) dans les écuries pendant que
votre compagnon à quatre pattes mange paisiblement de la
bonne paille, vous le verrez relever la tête (quoi ? quoi
? mais que se passe-t-il ?), et dans un mouvement de panique, reculer.
.
A quoi sert le reculer ?
Voici deux, trois raisons. N'avez-vous jamais vu sur un terrain
de concours de saut d'obstacles, lorsque la cloche retentie un cavalier
effectuer un bref reculer puis embrancher de suite sur un galop
pour débuter son parcours ? Eh bien, il y a une raison à cela. Une
des premières fonctions du reculer est de rééquilibrer
le cheval sur son arrière-main lorsque celui-ci est trop
sur ses épaules afin qu'il puisse sauter convenablement.
Il n'est pas très facile d'effectuer un saut pour un cheval
le nez en bas et dans l'encolure ! C'est comme si vous aviez "
le nez dans la braguette ". Pas facile !
Cela permet également de remettre le cheval " en ordre
" lorsque celui-ci à tendance à jouer de son
balancier en vous arrachant les rênes, la tête et les
épaules vers le bas. Des transitions marche-arrêt-marche
favorisent non seulement l'attention de l'équidé à
vos ordres mais développe aussi votre complicité.
Il est tout de même, nettement plus agréable lorsqu'un
cheval réalise cet excercice en harmonie avec son cavalier.
Cet exercice renforce également la souplesse au niveau du
dos et des hanches (ou souplesse longitudinale).
En effet, des transitions permettent au cheval d'une part de dissocier
l'impulsion en avant de celle de l'arrière et d'autre part,
le fait de reculer droit en baissant légèrement les
hanches lui permet effectivement d'assouplir tout l'axe de sa colonne
vertébrale.
.
Quelles sont les aides à employer ?
Avant toutes choses, il faut déjà dissocier l'action
des mains et celle des jambes. Il faut également savoir que
le reculer, à peu de chose prêt, utilise les mêmes
aides que l'arrêt. A une différence tout de même,
c'est ce que nous allons vous expliquer. Commencez donc, l'exercice
par un ralentissement du pas jusqu'à l'arrêt. L'arrêt
s'obtient par des jambes qui restent au contact de votre cheval
et des mains qui se ferment doucement sur les rênes jusqu'à
l'obtention de l'arrêt. Puis les mains se relâchent
et vous obtenez ainsi l'arrêt. C'est là que se situe
la différence, au lieu de relâcher vos mains cette
fois-ci, vous continuez à les garder fermer sur les rênes.
Le cheval rencontrant ainsi une résistance, n'a pas d'autre
choix que de reculer. Reculer seulement de trois ou quatre pas,
cela suffit largement ! Puis desserrer progressivement vos doigts
pour qu'il se remette en avant. Les mains doivent rester à
leur place, ne les reculer pas, il ne faut pas non plus les monter,
ni les descendre, elles doivent rester devant vous.
Les jambes agissent au contact du cheval, du passage de la marche,
à l'arrêt et continuent leur action dans l'impulsion
en arrière. Elles accompagent chaque postérieur afin
que le cheval ne se traverse pas notamment. Puis, les deux jambes
à la sangle, ouvrez légèrement vos doigts et
votre cheval se remet
dans une impulsion en avant.
. Les erreurs les plus courantes sont :
. un cavalier qui aura tendance à trop vouloir tirer sur
les rênes pour forcer son cheval à marcher en arrière. L'équidé
finira par exécuter l'exercice non pas par obéissance mais parce
qu'il y est contraint, autrement dit c'est un comportement de défense
et de soulagement. Esthétiquement, cela n'est pas très joli à regarder
car le cheval se défend contre la main, en secouant et en levant
la tête, afin d'échapper aux tensions des mains qui elles hélas
ne veulent pas céder. Soyez plus modéré dans vos demandes.
. le cheval se " traverse ", cela signifie qu'il ne recule
pas droit. Souvent parce qu'il y a un léger déséquilibre dans l'utilisation
et le dosage des aides (dominance d'une jambe par rapport à l'autre,
notamment) ou tout simplement parce que le poids du corps du cavalier
est légèrement désaxé. Un conseil si votre cheval se traverse, il
faut remettre les épaules devant les hanches et non l'inverse. Avant
de recommencer, prenez bien soin de bien vérifier vos aides.
. un cheval qui marche vraiment en arrière et non pas par
bipèdes diagonaux : quatre temps au lieu de deux. Deux raisons sont
possibles. La première, c'est que votre cheval a tellement l'habitude
de cet exercice qu'il s'est pris au jeu et qu'il pratique cet exercice
d'une manière tellement naturelle qu'il marche véritablement en
arrière et ce, pas à pas. Seulement, voilà, dans les reprises de
dressage, seul le reculer par bipèdes diagonaux est admis. Dommage
! La deuxième raison, c'est que le cheval ne comprenant pas toujours
exactement les ordres de son cavalier reculera d'une façon désorganisée,
pas à pas (souvent de tous petits pas). Alors soyez, clair, précis
et calme dans vos demandes, car trop de précipitation entraîne de
la confusion.
. demander à un jeune cheval la même chose qu'à a un équidé averti
ou non préparé à l'exercice. Pour un jeune cheval, s'il recule d'un
ou deux pas, c'est déjà très bien, Sachez-vous contenter de peu
et d'un petit progrès chaque jour. Il ne faut pas demander non plus
l'impossible à votre monture.
| Hippo-astuces
: apprenez lui à deux pour le mettre en confiance ! |
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Le
reculer n'est pas un exercice très facile à
comprendre pour un jeune cheval puisqu'en général
cela le met en situtation de stress. Une méthode un
peu plus en douceur permet davantage à le rassurer.
Il s'agit d'effectuer l'exercice à deux : une personne
au sol et une personne à cheval bien évidemment
!
Comment le pratiquer : le cavalier sur sa monture indique
les ordres par l'intermédiaire de ses aides au cheval
alors que le cavalier au sol à l'aide de ses mains
repousse légèrement le cheval vers l'arrière
ce qui l'incite à reculer. Contentez-vous d'un ou deux
petits pas en arrière et féliciter votre monture
pour lui montrer qu'il n'y aucun danger à reculer et
que l'exercice est compris.
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