Originaire de Paris, Philippe (31 ans) est un passionné de voyage
et de chevaux qui vous ouvre les portes de son périple en Irlande,
à pied et à cheval bien sûr !
Galoway : Pourquoi avoir choisi cette île comme destination
de voyage et pas une autre ?
Philippe le voyageur : Cela faisait déjà quelque temps
que je voulais visiter cette île mythique à la fois pour ses paysages
mais également pour sa culture équestre. En fait, je suis un randonneur
pur et dur et sous toutes ses formes que cela soit à pied, à cheval
ou à vélo. J'aime découvrir de nouvelles sensations, de nouvelles
cultures, de nouveaux paysages. Dans le Connemara, le cheval est
une véritable institution qu'il soit poney, petit, lourd ou de grande
taille.
Des amis m'ont souvent parlé de ce pays, alors, un jour, comme cela
je suis parti à l'aventure avec seulement un billet d'avion en poche
et l'adresse de B & B l'équivalent à peu près de nos chambres d'hôtes
françaises.
Je dois dire que c'est une rencontre inattendue et que je ne suis
pas prêt d'oublier, tant par la beauté des paysages, de l'accueil
des irlandais et de toute la culture autour du cheval, notamment
le Connemara.
Galoway
:Qu'est-ce qui vous a fasciné lors de votre périple ?
Philippe le voyageur : Mise à part qu'il y a plus de
moutons que d'habitants, ce qui m'a fasciné ce sont les populations
impressionnantes de chevaux vivant quasiment à l'état sauvage :
en semi-liberté !
En effet, la majorité des équidés vivent dans d'immenses prairies
vertes, ce que permet aisément le climat, vu qu'il pleut beaucoup
en Irlande.
Si
un jour vous avez l'occasion de visiter cette île même si vous n'êtes
pas amateur des équidés, votre vision sur cet animal s'en trouvera
changée, voire bousculée. Pour moi, cela a été une rencontre inattendue
entre ces petits chevaux courageux et terriblement agiles.
En général, je suis plutôt attiré par les gros gabarits comme le
" gros " Selle Français : puissant, polyvalent, franc,. .
Par contre, ce que je ne savais pas c'est qu'un aussi petit cheval
me procurerait autant de sensations et de plaisir, autant à
le côtoyer qu'à le monter. Comme on le dit souvent : " Petit mais
costaud et en plus avec un cour gros comme ça ".
Galoway
: Quels sont vos meilleurs souvenirs ?
Philippe le voyageur : En fait, j'en ai deux qui m'ont
fait tendrement sourire par la réaction des chevaux.
Le premier, c'est qu'en allant chercher dans un espèce de pâturage
doté de toute une palette ou dégradé de mou, appelez cela comme
vous le voulez, je peinais terriblement pour allez chercher ma monture,
car tantôt je m'enfonçais, tantôt je glissais. Quoiqu'il en soit,
j'étais dans un espèce de bourbier incroyable.
Ce qui m'a amusé et ému, c'est que mon cheval, qui se prénommait
" Little Sun " (Petit Soleil) me regardait du coin de l'oil et apparemment
faisait l'état de mes pénibles avancées. Il avait l'air très amusé,
puis sans doute jugeant la situation de pathétique, il s'est avancé
jusqu'à moi et nous sommes allés tous deux jusqu'au paddock, moi
bien sûr en m'accrochant à la crinière.
Pour le second souvenir, cette fois-ci, c'est moi qui fût
spectateur d'une situation attachante. C'est au détour de l'une
de mes nombreuses ballades que j'ai aperçu dans un pré, une jument
avec son petit poulain et une maman âne avec son petit ânon. Les
deux jeunes garnements se chamaillaient vaillamment. L'ânesse est
alors venu défendre sa progéniture, puis se fût au tour de
la jument de venir se mêler de la situation et de régler les différends
une bonne fois pour toute.
J'ai éclaté de rire et c'est là, qu'ils m'ont aperçu. Sans doute
vexés parce que je me moquais doucement de ce qu'il venait
de se passer, ils ont immédiatement cessé leur jeu et sont
partis chacun de leur côté pour vaquer à leurs occupations.
Galoway
: Avez-vous des regrets ?
Philippe le voyageur : Oui. En fait, je ne suis resté
qu'une petite dizaine de jours à cause de mes obligations
professionnelles. Et, c'est au moment, où l'on se sent un
peu comme chez soi, loin de tout, de ses petites misères quotidiennes
et proche de son bien-être parce que vous pouvez pratiquer ce que
vous aimez faire : la randonnée équestre, qu'il vous faut déjà repartir.
Mais, ce n'est que partie remise. J'ai bien l'intention de réitérer
mon expédition, afin de découvrir les lieux et les endroits que
je n'ai pas encore eu le temps d'explorer.
Pour moi, c'est une chose assez inhabituelle et inattendue, car
en général, j'ai une nette préférence pour les pays chauds. En fait,
ce qui m'a séduit, c'est la gentillesse, l'hospitalité des Irlandais
et surtout le fait que ce sont de vrais hommes de chevaux. C'est
une île magique pour tous les amoureux des équidés.
Galoway
: : Avez-vous un conseil ou plusieurs conseils à donner pour tous
ceux qui souhaitent allez en Irlande ?
Philippe le voyageur : Déjà, ne pas y aller pour
y trouver le soleil mais pour le plaisir d'y découvrir une autre
culture. Il y a une devise qui dit : " Vous êtes venus pour l'Irlande,
vous reviendrez pour les Irlandais ". Et c'est vrai. J'ai déjà hâte
d'y retourner pour partir de nouveau pour de longues ballades à
cheval dans ces contrées uniques et sauvages en son genre.
Il ne faut surtout pas hésiter à changer de lieux, car il y a tellement
d'endroits à découvrir, au niveau du tourisme équestre, qu'il serait
dommage de se cantonner à un endroit unique. Il vous suffit
d'avoir les adresses de B & B et c'est parti, en route pour l'aventure
!
Mais de toutes façons, le Connemara reste ma région préférée. Si
vous me demandez pourquoi, je vous répondrais qu'il vous suffit
tout simplement de vous référer au nom même de cette région, car
ce petit cheval le " Connemara " possède beaucoup de caractéristiques
que j'admire comme son caractère, sa robustesse ou sa gentillesse.
Je le répète encore une fois : " Parce qu'il
a un coeur gros comme ça ".
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